Les conservateurs sont-ils indispensables dans les cosmétiques ?

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À quoi servent les conservateurs dans les cosmétiques ?

Dans les cosmétiques, les conservateurs interviennent pour protéger la formule de soin des agents extérieurs tels que les bactéries, les champignons ou encore la lumière. Leur présence est d’autant plus importante pour le consommateur qui se voit ainsi préservé du risque de contamination.

Les conservateurs, qu’ils soient naturels ou synthétiques, confèrent donc aux cosmétiques une longue période de conservation. On retrouve deux principales catégories, les conservateurs antibactériens et les antioxydants. Toutes deux garantissent la stabilité et le caractère sain du produit.
Leurs propriétés antibactériennes et antifongiques limitent la prolifération des micro-organismes. En effet, les bactéries et les champignons apprécient particulièrement les conditions de vie offertes par la composition des cosmétiques qui leur offrent de l’eau et des nutriments.
Les conservateurs antioxydants ont quant à eux la capacité de préserver le produit des effets néfastes causés par les éléments extérieurs tels que la lumière ou les variations de température. Ces derniers peuvent occasionner une modification de l’aspect général du produit, sa couleur, sa texture ou encore son odeur.

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Pourquoi sont-ils indispensables ?

Dès lors qu’un cosmétique renferme un ingrédient aqueux, c’est-à-dire qui contient de l’eau, la présence de conservateurs est obligatoire. Or, la plupart des cosmétiques affichent une phase aqueuse dans leur composition. Il peut s’agir d’un hydrolat ou d’une eau florale mais quelle que soit l’origine de cette eau, elle représente l’élément essentiel au développement des bactéries.

Les conservateurs permettent d’offrir une durée de vie de deux à trois ans pour une formule de soin non ouverte et de six mois à un an pour une formule de soin entamée.
Sans eux, les cosmétiques s’avèreraient rapidement contaminés et deviendraient toxiques pour la peau qui pourrait subir des irritations et des rougeurs importantes. Dans ce cas de figure, les propriétés bénéfiques du produit disparaissent, son aspect et son odeur se modifient et des risques d’allergies sont présents.

Comment une contamination peut avoir lieu ?

Les risques de contamination d’un cosmétique sont nombreux du fait de sa composition favorable au développement des micro-organismes.
Le risque est d’abord présent lors de la préparation du produit, le personnel peut le contaminer en opérant des manipulations.
L’eau qui subit une déminéralisation peut également être contaminée durant ce processus.
Le risque est également présent lors du conditionnement et pendant l’utilisation lorsque l’usager prélève du produit à l’aide de ses doigts. À ce moment précis, les éléments extérieurs susceptibles d’une contamination ou d’une altération de l’intégrité du produit représentent également un risque.

Les conservateurs antioxydants

De nombreux cosmétiques renferment des antioxydants d’une part pour lutter contre le vieillissement prématuré des cellules cutanées et d’autre part pour protéger le produit du risque d’oxydation. Ce phénomène correspond à une réaction durant laquelle un composé réactif perd un ou plusieurs de ses électrons, il implique la présence d’oxygène. Ici, ce n’est donc pas la phase aqueuse du produit qui représente un risque d’altération mais la phase huileuse, des huiles végétales le plus souvent, qui renferment des acides gras insaturés qui, en formant des liaisons, occasionnent une réaction avec l’oxygène contenue dans l’air.
La quantité d’acides gras insaturés n’est pas la même dans les différentes huiles végétales exploitées en cosmétiques, certaines formules s’oxydent donc plus rapidement que d’autres.
À savoir que plus la teneur en acide gras instaurés est élevée, plus le risque d’oxydation est important.

D’autres facteurs extérieurs favorisent le risque d’oxydation, on parle de facteurs exogènes. Ces derniers ne génèrent pas un phénomène d’oxydation à proprement parler mais tendent à accélérer le processus. On recense les rayons UV, la chaleur et les contacts avec les métaux.
S’ils sont oxydés, les acides gras produisent des radicaux libres, changent l’aspect du produit et perdent leurs propriétés.

Les conservateurs antibactériens et antifongiques

De la conception à l’utilisation finale du cosmétique, les risques de contamination sont toujours présents. Les manipulations du personnel qui intervient dans la conception, le contact avec l’environnement, la conservation chez l’usager…à chaque instant, les micro-organismes peuvent réussir à s’installer et à se développer dans les formules de soin. En effet, ces derniers sont partout et tout le temps, ils sont même présents sur notre peau où ils se rassemblent pour former une barrière de protection naturelle. C’est pourquoi les conservateurs antibactériens qui interviennent dans l’élaboration de nos formules de soin doivent être efficaces sans pour autant porter atteinte à notre flore cutanée. C’est là que se pose la question des différents types de conservateurs, leur origine, leurs propriétés et leur toxicité éventuelle.
Certains, d’origine synthétique, sont connus pour leurs propriétés cancérigènes ou allergènes quand d’autres s’avèrent simplement irritants. Des réglementations tentent de réduire ces risques en limitant leur concentration dans les cosmétiques et en encourageant le choix de conservateurs doux. Cependant, les cosmétiques naturels et biologiques sont les plus à même de préserver les usagers de ces risques de toxicité car ils répondent à des exigences très strictes quant à leur origine, leur efficacité et leur innocuité.  

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